
Evanescences
Dans cette série, l’essence naturelle du Marumaru subit une métamorphose par le feu, où le bois se consume pour devenir l'allégorie d'une nature et d'une culture en proie à l'effacement. En figeant cet instant de combustion, l’artiste matérialise la fragilité des patrimoines immatériels et l'urgence environnementale, transformant la disparition de la matière en un acte de résistance visuelle.
Elle renvoie au traumatisme des premiers contacts coloniaux, lorsque les missionnaires, mus par une volonté de conversion radicale, livrèrent nos idoles de bois aux flammes et condamnèrent nos divinités de pierre à l'abîme, au large de nos propres côtes.
Au centre de ce brasier mémoriel, l’homme demeure les yeux clos, figure d'une indifférence ou d'une impuissance qui interroge.
Est-ce un refus délibéré de voir la destruction de son propre héritage, ou la manifestation d'une cécité imposée par l'histoire ?
Ci-contre : « Évanescence 3 » H. 114 x L. 50 x P. 14 cm

« Évanescence 2 » H. 85 x L. 74 x P. 11 cm
« Évanescence 1 » H. 92 x L. 26 x P.11 cm
Autres réalisations
Le recul des traditions autochtones face à l'avancée inexorable du béton et de la modernité. Le spectre de la civilisation disparue de l’Île de Pâques, dont les mystères persistants servent d'avertissement contre l'effacement des cultures. Pourtant, l'apparition d'une jeune pousse symbolise la résilience et l'espoir d'une renaissance, affirmant que l'identité polynésienne peut encore germer sur les ruines du passé.